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17 décembre 2010






L'Institut du Verre met à votre disposition une information continue sur le thème de l'environnement par le biais de cette lettre.

  • Spécial Cancún : les échos dans la presse

Pour ce numéro spécial, nous avons opté pour un format vous permettant d'avoir une information complète directement sur cette page.

Point de vue de l'ONU :
Conférence de presse sur les conclusions de la conféence des Nations Unies sur les changements climatiques à Cancún
« La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Cancún (Mexique), du 29 novembre au 10 décembre dernier, a donné lieu à des progrès sur tous les fronts aux termes d’intenses négociations », s’est félicité aujourd’hui, le Sous-Secrétaire général pour la coordination des politiques et la planification stratégique, M. Robert C. Orr. Il a présenté les conclusions et recommandations de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Cancún (COP 16), en saluant la volonté des États de parvenir à des résultats concrets au cours des négociations qu’il a qualifiées des plus complexes de l’histoire de l’ONU.  « Ces négociations étaient complexes » non seulement en raison du nombre important de participants et des intérêts nationaux qu’ils défendaient, mais également en raison des efforts devant être consentis pour s’engager dans des réformes et changer les modes de consommation.
La Conférence de Cancún, a souligné M. Orr, a ainsi adopté un ensemble de mesures visant la formalisation des promesses en matière d’atténuation et la garantie d’une responsabilisation renforcée quant à leur réalisation, la protection des forêts dont la dégradation représente 20% des émissions mondiales de dioxyde de carbone, une meilleure gestion des terres, ou encore la création d’un fonds pour le financement à long terme de la lutte contre les changements climatiques en appui aux pays en développement.  Ces mesures prévoient également un renforcement de la coopération technologique et de la capacité des populations les plus vulnérables de s’adapter aux changements climatiques, a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agit là de progrès importants.
M. Orr a également mis l’accent sur les divergences de vue concernant l’accord qui devrait succéder au Protocole de Kyoto, seul instrument relatif à la lutte contre les émissions de CO2, juridiquement contraignant.  Il a rappelé à cet égard l’appel lancé par le Secrétaire général à la clôture de la Conférence pour réduire le fossé entre la première et la seconde périodes d’engagement du Protocole de Kyoto qui reste à finaliser.
De même, il a estimé que l’événement parallèle consacré au financement à long terme de la lutte contre les changements climatiques avait remporté un immense succès. Concernant les réserves émises par le Gouvernement bolivien qui souhaite soumettre le document final à la Cour internationale de Justice (CIJ), car il estime que les engagements agréés ne permettront pas de limiter la hausse de température à 2ºC, M. Orr a assuré que toutes les délégations participant à la Conférence de Cancún avaient pu être entendues au cours d’un processus de négociation transparent et inclusif.  Si certaines propositions de la Bolivie –dont il a salué le rôle très actif- n’ont pas été retenues, aucune délégation ne pouvait se vanter d’avoir réussi à satisfaire toutes ses attentes, a-t-il fait remarquer. Répondant à la question d’un journaliste, M. Orr a reconnu l’importance des relations entre les États-Unis et la Chine sur cette question.  Il a aussi attiré l’attention sur l’importance de la diversité d’acteurs comme l’Inde ou l’Union européenne.  À une autre question d’un journaliste, il a jugé irréaliste de s’attendre à la conclusion d’accords majeurs dans le domaine des changements climatiques en dehors de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). En savoir plus.
Source ONU 16/12/10

Point de vue du Ministère français de l'écologie :
Etape majeure franchie à
Cancún dans la lutte contre le réchauffement climatique
Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement se félicite de l’accord trouvé lors de la 16ème conférence sur le climat organisée sous l’égide des Nations Unies. Il représente une avancée très importante pour la poursuite de la coopération internationale pour lutter contre le changement climatique et rétablit la confiance dans le système multilatéral après une période où il était apparu fragilisé.
Cet accord consolide les principales avancées de l’accord de Copenhague et permet d’enclencher sa mise en oeuvre. Il confirme l’objectif de limiter l’augmentation de la température de plus de 2°C et va au-delà en ouvrant la perspective d’un objectif mondial et partagé de réduction des émissions à l’horizon 2050. Il marque un engagement des pays développés à poursuivre leur effort de réduction des émissions sans interruption dans le cadre du protocole de Kyoto. Le système de suivi et de vérification des engagements est précisé. L’accord rend également effectives certaines annonces de Copenhague à travers notamment la mise en place du mécanisme de transfert technologique, du dispositif d’aide à la lutte contre la déforestation et la dégradation de la forêt (REDD +) et du fonds vert. Nathalie Kosciusko-Morizet a salué le travail exceptionnel de la Présidence Mexicaine qui a réussi à établir un dialogue transparent et ouvert à tous les pays pour parvenir à cet accord.
« Alors que certains prédisaient un échec des négociations à Cancun, je suis très heureuse que la détermination et la volonté partagée par tous les pays d'avancer aient permis de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre le réchauffement climatique. L'accord obtenu comporte des avancées concrètes notamment en matière de lutte contre la déforestation, de transfert de technologies et de financement. Il lance une vraie dynamique en vue de la conférence de Durban l'année prochaine. Enfin et surtout, il sauve le système multilatéral de lutte contre le changement climatique de l'enlisement et de la faillite » a déclaré Nathalie Kosciusko Morizet. En savoir plus.
Source Ministère de l’écologie 11/12/10

Différents points de vue :

Cancún sauve les apparences, pas le climat

La forme a parfois plus de valeur que le fond. À Cancún, le sommet sur le climat de l’ONU s’est contenté d’un accord à faible contenu, car l’essentiel était surtout qu’il existe. Fin 2009, l’échec de Copenhague accusait la méthode consensuelle de l’ONU : le problème du climat, complexe, générateur de fortes tensions entre les pays et de contradictions d’intérêts (écologie, social, économie…), est-il soluble dans cette lourde machinerie ? Nous voulons encore y croire, un nouvel échec aurait été trop « coûteux », ont répondu en substance les quelque 190 pays.
Les réaménagements de la géopolitique climatique se confirment. Les États-Unis, premier des gros pollueurs par habitant, sont sur la touche pour des années, en raison de l’hostilité du nouveau Congrès à toute mesure contraignante ; l’Union européenne, distendue par des oppositions internes, ne s’impose plus comme force de proposition. Le Japon, rejoint par le Canada et la Russie, s’est catégoriquement opposé à de nouvelles réductions d’émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du protocole de Kyoto, qui contraint les pays industrialisés. À Cancún, le positif est venu des grands pays émergents. La Chine et l’Inde, notamment, lâchent du lest et envisagent pour la première fois une vérification de leurs actions climatiques, et à terme des objectifs contraignants de réduction. Sur le fond, les avancées sont bien limitées. Pour l’essentiel  : les États reconnaissent collectivement (une première) qu’il faut limiter la hausse globale des températures à 2 °C. Cependant, leurs engagements de réduction des émissions restent très insuffisants, et l’avenir du protocole de Kyoto est plus qu’incertain ; un Fonds climat vert est créé pour aider les pays du Sud à s’adapter aux impacts climatiques, doté de 100 milliards de dollars par an de 2012 à 2020, mais on ignore d’où ils viendront ; et un accord de principe a été trouvé sur la déforestation.
Si Cancún a sauvé l’agora, reste à s’occuper vraiment du climat. La tâche écrase déjà le rendez-vous de Durban (Afrique du Sud), dans un an.
Source Politis 16/12/10

Cancún, un accord à minima.
L'accord conclu samedi 11 décembre à Cancun au terme de la 16e conférence de l'Onu sur le climat redonne un peu d’espoir à un processus moribond depuis l'échec de Copenhague. Il a été signé par 193 pays moins la Bolivie. Mais le plus dur reste à faire, car la question-clé de l'avenir du protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012, a été renvoyée à plus tard. Pour la plupart des délégués, le simple fait d'avoir trouvé un terrain d'entente au terme de ces deux semaines de discussions est déjà un succès d'envergure, à même de restaurer une confiance mise à mal à Copenhague en 2009. L'accord de Cancun porte sur la lutte contre la  déforestation et la création d'un "fonds vert" pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du réchauffement, sur la protection des forêts tropicales et le partage des technologies propres. "La présidence française du G20 en 2011 doit permettre d'avancer sur l'accord de Cancun en garantissant que le Fonds climat ne soit pas qu'une coquille vide. Les financements à long terme doivent être garantis afin que le Fonds pour le climat puisse être lancé dans les meilleurs délais", précise le directeur d’Oxfam France Luc Lamprière. La mise en œuvre opérationnelle de ce Fonds devrait se faire en 2011 lors du sommet sur le climat de Durban (Afrique du Sud). Pour parvenir à la création de ce fonds, les négociateurs, en désaccord sur l'avenir du protocole de Kyoto qui fixe jusqu'en 2012 des objectifs contraignants aux seuls pays industrialisés, à l'exception des Etats-Unis, ont dû reporter le problème à l'année prochaine, lors du sommet à Durban.
Refusant de prolonger le protocole, le Japon, la Russie et le Canada ont réclamé un nouveau traité auquel les gros pollueurs - les Etats-Unis, la Chine et l'Inde - seraient cette fois associés. Les engagements des pays industrialisés ont été extraits de l'accord de Cancun. Cela a permis au Japon de ne pas s'engager à accepter que le protocole de Kyoto entre dans une deuxième phase.
Les pays émergents et en développement estiment, eux, que les Etats industrialisés, historiquement responsables de l'accumulation de gaz à effet de serre, doivent faire l'effort avant qu'eux-mêmes ne s'engagent à réduire leurs émissions au péril de leur croissance économique. Les divergences restent donc entières. Greenpeace a déclaré : "Certains avaient prédit la mort du processus mais les gouvernements ont montré qu'ils pouvaient collaborer et avancer en direction d'un accord mondial", s'est félicité Wendel Trio, avant d'ajouter: "Cancun a peut-être sauvé le processus mais pas encore le climat." En savoir plus.
Source Euractiv 13/12/10

Les Amis de la Terre pas satisfait du Sommet de 
Cancún
Selon les Amis de la Terre International, le sommet sur le changements climatique qui s’est tenu à Cancun, au Mexique, a adopté un accord qui a échoué à faire des progrès sur le point le plus essentiel : des réductions fortes et contraignantes pour les pays développés.
Ainsi, l’organisme met en garde contre cet accord qui fournit une plateforme pour l'abandon du protocole de Kyoto, le remplaçant par un faible système de promesses et de révision hérité de l'Accord de Copenhague, qui conduirait à un réchauffement climatique dévastateur de 5 degrés celsius, peut on lire dans un communiqué de presse. En effet, selon les Amis de la Terre, afin d’empêcher un réchauffement climatique catastrophique, nous avons besoin d'un accord qui soit basé sur la science, regroupe les objectifs pour les pays développés sous le Protocole de Kyoto, qui prévoit que les pays riches réduisent leurs émissions d'au moins 40 % sans accorder de rôle aux marchés carbone, aux systèmes de compensation, aux exemptions. « Les marchés carbone ne sont pas la solution au changement climatique mais juste un moyen pour les pays riches de poursuivre le "business as usual" », note l’organisme. L'établissement d'un Fonds mondial Climat est un pas en avant sur lequel construire. Les 100 milliards de dollars mis sur la table pour ce fonds, cependant, ne sont pas à la mesure des besoins et du principe d'équité.
« Les mécanismes pour stopper la déforestation ne sont pas supposés permettre aux pays riches de continuer à émettre du carbone. Les forêts ne sont pas seulement des stocks de carbone, et ne devraient pas être marchandisées. L'argent pour protéger les forêts doit venir des pays développés », explique Lucia Ortiz, des Amis de la Terre Brésil. De son côté, Nnimmo Bassey ajoute : « les Nations unies restent indispensables pour construire la réponse collective de l'humanité à la crise, et nous constatons que le processus multilatéral avance. Cependant les Nations unies ont la force des pays qui les composent, et nous n'avons pas pu réussir les progrès nécessaires à Cancun parce que les pays riches qui sont les premiers responsables de la pollution climatique l'ont empêché. Les pays riches ont tenté d'assassiner le protocole de Kyoto et il est maintenant en coma artificiel, nous allons devoir redoubler d'efforts pour le sauver dans l'année qui vient ».
Source Actualités news environnement 14/12/2010

Climat : Le Japon maintient sa position à l’égard du Protocole de Kyoto
Le Ministre de l’Environnement Ryu Matsumoto, qui a dirigé la délégation japonaise lors des discussions des Nations Unies de Cancun la semaine dernière, a déclaré mardi que le Japon continuerait à faire pression pour un traité plus large que le Protocole de Kyoto, basé sur des objectifs de réduction d’émissions pris par 140 pays, y compris les Etats-Unis et la Chine dans l’Accord de Copenhague, conclu en 2009. Le ministre a ajouté que le Protocole de Kyoto n’était plus d’actualité dans la mesure où il ne couvre que 30% de l’ensemble des émissions mondiales.  
A Cancun, le Japon ainsi que le Canada et la Russie, se sont opposés à la possibilité d’une extension du Protocole de Kyoto, une position que les pays en développement ont accusé de freiner le processus de discussions des Nations Unies.  Il a également indiqué que le Japon s’en tiendrait à son projet d’introduire un système de marché obligatoire d’émissions et à d’autres mesures environnementales incluses dans un projet de loi sur le climat que le gouvernement a soumis au Parlement.  Le gouvernement du Japon, qui n’a pas la majorité au Parlement, dépendra des autres partis pour faire voter son projet de loi sur le climat l’an prochain.  
Source Actualités News Environnement 15/12/10

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